Choisir un courtier pour PEA

Choix de courtier pour PEA : lequel choisir ?

Quel courtier pour PEA choisir ?

Il va de soi qu’il faut tout comparer avant de se décider. Que ce soit chez Binck, Bourse Direct, Fortuneo, ou tout autre courtier pour PEA, il y aura toujours des éléments favorables et d’autres défavorables…

L’enjeu est de trouver le courtier qui correspond le mieux à ses pratiques boursières.

Les offres de 6 courtiers pour PEA

Ce tableau vous présente un « état des lieux » au 14.02.2017, sur une base de comparaison des six principaux courtiers, disponibles sur le marché.

D’autres établissements auraient pu être ajoutés, j’ai éliminé ceux présentant des frais de courtage très supérieurs à la moyenne (comme ING Direct), j’ai préféré me limiter aux courtiers les plus répandus, notamment de droit français, et ne pas m’aventurer (peut-être à tort) vers des offres plus « exotiques ».

Il est compliqué de juger objectivement un courtier pour PEA, « sans l’avoir pratiquer ». Personnellement, je ne les ai pas tous testé…

Je suis chez Bourse Direct et Binck, depuis des années. Je n’ai rien de spécial à leur reprocher, ni à l’un, ni à l’autre.

Bourse Direct ou Binck : les meilleures offres ?

Force est de constater que les offres de Bourse Direct et Binck semblent être les plus compétitives, dans le choix d’un courtier pour PEA, pour plusieurs raisons :

  • Des frais de courtage peu importants
  • Une commission de change peu élevée
  • Un courtage sur OPCVM plutôt accessible

De mon point de vue, je le répète, ces deux courtiers remplissent parfaitement leur rôle.

IDealing, un cas particulier

Ce courtier promet des frais minimaux, on pourrait presque penser que l’on ne va pas en payer du tout (private joke). Malheureusement, une certaine opacité règne sur l’application de ces frais. On ne sait pas vraiment quels frais seront facturés.

Certains investisseurs ont ouvert un compte chez Idealing et ont vu apparaître des frais (hors-courtage) inattendus, voir inexplicables. Selon les témoignages relatés à droite et à gauche sur de nombreux forums (mais recoupés), des frais peuvent être facturés lors des versements de dividendes (commission de 30 centimes), pour l’exercice des droits de souscription d’action (commission de 5 euros), lors de retrait de capital de son compte-espèces (commission de 5 euros) et même lors des achats-ventes (frais de clearing, frais de broker, commission sur le spread…).

Au point qu’il est très complexe (pour ne pas dire « presque impossible ») de calculer, à l’avance, les frais qui seront réellement payés.

Bref, de mon point de vue, l’opacité régnant sur le calcul et l’application de ces frais est rédhibitoire. Il peut être préférable de payer un peu plus en courtage chez un concurrent qui joue « cartes sur table » que choisir un courtier pour PEA qui annonce « c’est gratuit » mais facture ensuite des frais invérifiables (et pire aléatoires).

Je vous laisse juge des tarifs pratiqués par Idealing, vous les trouverez sur cette page.

Les frais de courtage de ces 6 courtiers

Il s’agit souvent du critère principal, pour la plupart des investisseurs, dans le choix d’un courtier pour PEA… Voilà donc un comparatif sommaire des tarifs de courtage pour ces 6 principaux courtiers (sur les trois bourses d’Euronext et les autres bourses européennes accessibles sur un PEA).

Bourse Direct, intéressant sur Euronext

Concernant Euronext et les bourses de la plupart des pays frontaliers (Londres, Francfort, Madrid, Lisbonne), Bourse Direct propose les meilleurs tarifs. D’autant plus si les montants investis, à chaque achat/vente, sont assez modestes (inférieurs à 2000 euros).

Pour un investisseur « débutant », avec des petits ordres, passés majoritairement sur Euronext (Paris, Bruxelles, Amsterdam), l’offre de Bourse Direct est imbattable, comme courtier pour PEA.

Vous trouverez mon avis personnel sur ce courtier, un peu plus bas.

Binck, des frais de courtage homogènes

De son côté, Binck présente sans doute l’offre la plus homogène.

Son courtage n’est pas le plus accessible sur Euronext (sauf pour les ordres inférieurs à 500 euros, Binck est environ 30% plus cher que Bourse Direct) et Londres, mais il est, de loin, le plus homogène sur tous les autres marchés (les tarifs varient peu, quelques soient les places boursières utilisées) !

Pour un investisseur souhaitant avoir accès à la plupart des bourses européennes, à moindre coût, Binck présente une offre intéressante, comme courtier pour PEA.

Des frais « explosifs » chez les concurrents

Ainsi, il est aisé de constater que le courtage en bourse n’est absolument pas le créneau choisi par Fortuneo, avec des frais 2 ou 3 fois supérieurs à ceux de Binck ou Bourse Direct. Autant Fortuneo est une excellente banque en ligne, efficace, rentable, avec une excellente relation clientèle (lire ce comparatif), autant il convient de l’oublier pour son offre de courtage.

Boursorama présente un profil assez similaire à Fortuneo. Des frais de courtage relativement élevés, similaire à ceux des banques physiques… Par exemple, chez Boursorama, sur Euronext, acheter 2000 € de titres coûte 12 euros en courtage, soit 4 fois plus que chez Bourse Direct (acheter pour 4000 €, 24 euros de courtage, soit presque 7 fois plus) !

Autant l’offre bancaire de Boursorama s’avère être une des meilleures du marché (proposant des prêts immobiliers de longue date, un PEL et un CEL, une carte bancaire Visa Premier gratuite sans domiciliation de revenus…), autant son offre en courtage boursier laisse à désirer.

Enfin, l’offre de BforBank passe assez inaperçue. Ni bon marché, ni « hors de prix », elle n’interpelle pas outre mesure. Toutefois, à l’achat d’une valeur en dehors de la zone Euro, les frais de commission de change de 0,35% impactent dès le départ le rendement…

Imaginons un investisseur qui achète des titres sur la bourse de Londres pour 1000 euros : les frais prélevés par BforBank s’élèvent à 31,50 euros (28,00 + 3,50), auxquels il faut ajouter 0,50% de taxe (Stamp Duty) soit 5,00 euros.

Chez BforBank, frais payés pour un achat de 1000 € sur Londres : 36,50 euros (3,65% !).

Comme courtier pour PEA, il est préférable de passer son chemin.

Avis personnel sur Bourse Direct

Possédant mon PEA chez Bourse Direct, il m’est possible d’émettre un jugement sur ce courtier (je m’abstiendrais de le faire pour les autres courtiers, si ce n’est juger leur grille tarifaire en courtage).

Au premier abord, le site de Bourse Direct parait assez archaïque, et certains le considèrent « moche ». Toutefois, à l’usage, il s’avère être très fiable (me concernant, aucune erreur ou bug depuis des années).

Personnellement, je préfère un site une peu vieillot, qui ne « plante » jamais lors des passages d’ordres, plutôt qu’une jolie « usine à gaz » bien maquillée (avec X graphiques à droite et à gauche par exemple) qui fonctionne une fois sur deux.

S’il fallait émettre des critiques envers Bourse Direct ?

Le premier défaut de Bourse Direct concerne les frais de virements sortants (6 €).

Pour un investisseur qui souhaite profiter des dividendes générés sur son PEA (ce qui suppose que son PEA soit au plafond de versement, voir bien supérieur à ce plafond, grâce aux plus-values dégagées), en prélevant par exemple une somme tous les mois (en guise de rente ou de complément de retraite), il lui faudra payer 6 € à chaque retrait.

Il faut tout de même rappeler que, sur un PEA (qu’il soit détenu chez Bourse Direct ou un autre courtier, voir le fonctionnement des véhicules boursiers sur cet article), le premier virement sortant entraine :

  • La clôture immédiate du PEA (s’il a moins de 8 ans)
  • L’impossibilité de faire des apports ultérieurs en capital (s’il a plus de 8 ans).

Ce « détail à 6 € » n’en est, peut-être, pas vraiment un.

Dans la mesure où il ne concerne pas les investisseurs qui débutent sur le marché des actions ou qui alimentent peu à peu leur PEA (mais uniquement ceux qui ont la chance – et le talent – d’avoir un PEA au plafond, ou largement au-dessus, afin de pouvoir en vivre).

Ensuite, je regrette les frais de courtage prohibitifs sur certains marchés comme Milan, Dublin ou les bourses nordiques (41,90 € peu importe le montant de l’ordre). Pour un investisseur lambda passant des ordres modestes de 1000 €, abandonner 4% de ce montant en frais est difficile à accepter… et il préfère alors souvent s’abstenir.

D’autres alternatives à Binck ou Bourse Direct ?

Des plateformes plus évoluées

Parfois, certains investisseurs souhaitent davantage de services et des plateformes plus évoluées (avec de vrais outils adaptés au Trading). Ils veulent pouvoir trader à la fois les actions, les produits dérivés (CFD, Forex, Futures) et les obligations sur le même compte, sur un maximum de marchés étrangers (y compris les marchés africains ou asiatiques).

Ils souhaitent avoir PEA et CTO chez le même courtier, pour simplifier la gestion de leur compte-espèces par exemple (un argument tout à fait défendable).

Dans ce cas, il faut se tourner vers d’autres courtiers plus complets (comme Saxo Banque par exemple).

N’ayant pas ces pratiques, je m’abstiendrais de porter tout jugement sur le sujet.

DeGiro, bientôt une offre en PEA ?

De même, un courtier encore plus « low-cost » a récemment fait son entrée sur le marché (uniquement en CTO par contre) : DeGiro. Les retours, que l’on peut lire sur plusieurs forums notamment, sont plutôt positifs.

DeGiro promet la commercialisation d’une offre PEA depuis près de 2 ans, mais pour l’instant, le projet n’avance pas et son lancement est sans cesse retardé. DeGiro n’est pas une société française, parait-il que la mise en place d’un PEA est « extrêmement complexe (…) et prend du temps » (réponse de DeGiro, obtenue par mail, à ce sujet).

Par ailleurs, concernant leur offre CTO, DeGiro ne délivre pas d’Imprimé Fiscal Unique, malgré les demandes répétées de ses clients. L’investisseur a donc avec DeGiro des tarifs très compétitifs, mais, pour le reste, il doit se débrouiller seul (dans l’esprit de « l’ultra low-cost »). Ensuite, à la lecture des témoignages des clients DeGiro sur les forums, des frais inattendus sont parfois prélevés (frais de connexion aux places boursières, frais de traitement des dividendes…).

Enfin, les dividendes des sociétés françaises subissent parfois une retenue à la source non-récupérable (DeGiro n’étant pas une société française).

Pour le moment, devant de telles incertitudes, je pense qu’il est préférable de s’abstenir, même en Compte Titres Ordinaire.

Choisir le meilleur courtier pour PEA

Comme je l’affirmais un peu plus haut, Binck et Bourse Direct sont deux courtiers efficaces qui remplissent correctement leur rôle !

Pour trancher entre l’un ou l’autre, comme courtier pour PEA, il suffit simplement de se projeter sur les marchés auxquels on souhaite avoir accès (à moindre coût).

Pour une « utilisation standard » (Paris, Bruxelles, Amsterdam, Londres, Francfort), il convient de privilégier Bourse Direct.

Pour un accès à davantage de places boursières, avec des frais de courtage plus homogène, Binck s’avère être plus performant

Pensez à profiter des offres de parrainage chez l’un et l’autre : elles vous assureront du courtage gratuit, ce qui est toujours appréciable.

Comments (2)

  • olivier07/11/2017 at 9 h 12 min Répondre

    Avez vous fait le même tableau pour un CTO ? celui pour le pea est bien fait et synthétique mais il n’y a pas de détail sur les bourses usa/ canada / Singapour/ tokyo

    • Maxicool13/11/2017 at 18 h 51 min Répondre

      Bonjour Olivier,
      pas encore, mais il est en préparation ! Trouver des informations complètes et fiables est plus difficile, notamment chez DeGiro où des frais sont prélevés (sans que ce soit clairement indiqué, ou même calculable à l’avance).
      Cordialement.

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